{"id":6891,"date":"2023-04-28T17:52:17","date_gmt":"2023-04-28T15:52:17","guid":{"rendered":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/?p=6891"},"modified":"2023-04-28T19:00:16","modified_gmt":"2023-04-28T17:00:16","slug":"un-coup-de-chapeau-a-la-vannerie","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2023\/04\/un-coup-de-chapeau-a-la-vannerie\/","title":{"rendered":"UN COUP DE CHAPEAU\u00a0A LA VANNERIE\u00a0"},"content":{"rendered":"\n<p>Bien qu\u2019en Avril le dicton incite \u00e0 ne pas se d\u00e9couvrir d\u2019un fil, j\u2019ai choisi de vous faire d\u00e9couvrir au fil des si\u00e8cles la rocambolesque histoire du mythique panama, peut-\u00eatre le plus c\u00e9l\u00e8bre des articles de vannerie.Comment un banal chapeau de paille est-il devenu un \u00ab&nbsp;must to have&nbsp;\u00bb ? C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment la raison de ce post. Depuis la pr\u00e9histoire, sous des formes diff\u00e9rentes et des noms d\u2019emprunt, il a travers\u00e9 les oc\u00e9ans, conquis les populations des cinq continents, permis de financer une r\u00e9volution, r\u00e9sist\u00e9 aux crises \u00e9conomiques et vaillamment tenu t\u00eate \u00e0 la concurrence des produits industriels. De fait, il est intimement li\u00e9 \u00e0 l\u2019histoire de l\u2019Equateur.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"is-layout-flex wp-block-gallery-1 wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"620\" height=\"321\" data-id=\"6898\"  src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/3f9118ef9962727833a663eef0bb75a9-620x321-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6898\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/3f9118ef9962727833a663eef0bb75a9-620x321-1.jpg 620w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/3f9118ef9962727833a663eef0bb75a9-620x321-1-300x155.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 620px) 100vw, 620px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p><strong>LA VANNERIE UNE, TECHNIQUE PLUS ANCIENNE QUE LE TISSAGE &nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>\u00ab&nbsp;L\u2019enchev\u00eatrement des fibres d\u2019un panier ou celui d\u2019une \u00e9toffe peuvent \u00eatre identiques sans qu\u2019on les consid\u00e8re comme appartenant \u00e0 la m\u00eame cat\u00e9gorie technique&nbsp;\u00bb Leroi-Gourhan<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez-vous ? Vannerie, de van, terme emprunt\u00e9 au latin vannus : panier en osier \u00e0 fond plat utilis\u00e9 jadis par les paysans pour s\u00e9parer les bons grains de l\u2019ivraie.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Le vannier tresse des fibres discontinues et flexibles \u00e0 mains nues pour fabriquer des objets domestiques servant \u00e0 transporter, stocker, p\u00eacher, filtrer, presser, \u00e9venter, s\u00e9cher, dormir, se parer, et parfois se v\u00eatir. Le tisserand entrecroise dans un certain ordre des fils souples et continus \u00e0 l\u2019aide d\u2019un mat\u00e9riel et d\u2019outils plus ou moins sophistiqu\u00e9s pour obtenir un tissu \u00e0 usages multiples.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LA STAR DES CHAPEAUX DE SOLEIL ET LE CHAPEAU DES STARS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce n\u2019est pas une couronne mais un chapeau de paille, \u00e9cru ou blanc, \u00e0 bord plus ou moins large, ceintur\u00e9 d\u2019un gros-grain de couleur, qui couvre les t\u00eates de bien des personnalit\u00e9s du monde politique et de l\u2019univers artistique. Leur notori\u00e9t\u00e9 joua un r\u00f4le certain dans l\u2019accession \u00e0 la post\u00e9rit\u00e9 de cet accessoire. Cependant, cela me semble insuffisant pour comprendre cet engouement de toutes les cat\u00e9gories de population. Une part de myst\u00e8re subsiste\u2026&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez-vous ? Napol\u00e9on 1er emporta, lors de son exil \u00e0 Ste H\u00e9l\u00e8ne, son bicorne \u00e0 cocarde tricolore et un panama, probablement un montecristi superfino. Lorsqu\u2019il sortait au jardin, il rev\u00eatait une veste et un pantalon de nankin sans oublier son panama. Cette tenue amusait les jardiniers et l\u2019empereur souhaita que chacun d\u2019eux poss\u00e8de aussi sont petit chapeau de paille.<\/em><\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/exil.h5.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6894\" width=\"792\" height=\"325\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/exil.h5.jpg 553w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/exil.h5-300x123.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 792px) 100vw, 792px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Exil de Napol\u00e9on 1er \u00e0 Sainte-H\u00e9l\u00e8ne<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p><em><strong>USURPATION D\u2019IDENTITE<\/strong><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au-del\u00e0 de la l\u00e9gende, une ombre plane sur ce \u201csombre h\u00e9ros\u201c : l\u2019appellation \u00ab&nbsp;panama&nbsp;\u00bb, apparue au XIXe si\u00e8cle, r\u00e9sulte d\u2019une m\u00e9prise. Les exportations vers l\u2019Europe, l\u2019Asie ou les Etats unis, des produits fabriqu\u00e9s en Equateur emprunt\u00e8rent, des si\u00e8cles durant, la seule route possible qui passait par l\u2019isthme de Panama. Les colis \u00e9taient estampill\u00e9 Panama par les douaniers, seule information \u00e0 destination des clients, le lieu de fabrication \u00e9tant effac\u00e9 au profit du lieu d\u2019exp\u00e9dition.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>RENDRE A CESAR\u2026<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La logique voudrait donc que l\u2019on parle d\u2019un \u00e9quateur et non d\u2019un panama, mais changer les habitudes est plus difficile que changer de nom. En Equateur, c\u2019est encore et pour toujours, le sombrero de paja toquilla. Seuls les touristes parlent de panama.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>BIS REPETITA OU PRESQUE<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Voir la paille dans l\u2019\u0153il de son voisin et ne pas voir la poutre dans le sien. Ce proverbe ne s\u2019appliquerait-il pas aux \u00e9quatoriens ? Le sublime panama superfino montecristi, bien que fabriqu\u00e9 dans le village de Pile, est commercialis\u00e9 dans la ville voisine de Mont\u00e9cristi. Cette fois encore, le lieu de commercialisation l\u2019emporte sur le lieu de production.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>OFFICIALISATION D\u2019UN MALENTENDU<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En 2012, le \u201cpanama palm hat\u201c fut class\u00e9 au patrimoine immat\u00e9riel de l\u2019humanit\u00e9 par l\u2019UNESCO. Comment ne pas regretter que la terminologie panama soit, de fait, consid\u00e9r\u00e9e comme acquise ?&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>TROMPETTES DE LA RENOMMEE SONNEZ !<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La renomm\u00e9e internationale du panama, acquise au XIXe si\u00e8cle, ne s\u2019est jamais d\u00e9mentie. En 1944, ce couvre-chef devint le plus important produit d\u2019exportation d\u2019Equateur. En 2009, l\u2019institut \u00e9quatorien de la propri\u00e9t\u00e9 intellectuelle reconut l\u2019<strong>A<\/strong>ppellation d\u2019<strong>O<\/strong>rigine <strong>C<\/strong>ontr\u00f4l\u00e9e du panama (\u00e0 condition de respecter le tressage manuel, l\u2019utilisation exclusive des fibres du carludovica palmata et la fabrication dans une localit\u00e9 \u00e9quatorienne).&nbsp; En 2012, ce fut l\u2019apoth\u00e9ose avec la cons\u00e9cration du <strong>panama hat<\/strong> par l\u2019Unesco.<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/reinaldo-quiros_30952bf0-ea09-11e7-ba01-0264b08f54bd.jpg\" alt=\"L'artisan et designer Reinaldo Quiros parle du chapeau traditionnel panam\u00e9en pintao, \u00e0 La Pintada, au Panama. Les autorit\u00e9s culturelles de l'UNESCO ont reconnu les artisans du Panama pour leurs chapeaux tiss\u00e9s distinctifs appel\u00e9s Pintao. (Arnulfo Franco \/ AP)\" class=\"wp-image-6900\" width=\"666\" height=\"374\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/reinaldo-quiros_30952bf0-ea09-11e7-ba01-0264b08f54bd.jpg 630w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/reinaldo-quiros_30952bf0-ea09-11e7-ba01-0264b08f54bd-300x169.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 666px) 100vw, 666px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>L&rsquo;artisan et designer Reinaldo Quiros parle du chapeau traditionnel panam\u00e9en pintao, \u00e0 La Pintada, au Panama. Les autorit\u00e9s culturelles de l&rsquo;UNESCO ont reconnu les artisans du Panama pour leurs chapeaux tiss\u00e9s distinctifs appel\u00e9s Pintao. (Arnulfo Franco \/ AP)<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong><em>\u00ab&nbsp;LE PANAMA HAT&nbsp;\u00bb N\u2019EST PAS A UN<\/em> PARADOXE PRES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le chapeau de fine paille, accessoire embl\u00e9matique des classes populaires am\u00e9rindiennes, est devenu au fil des si\u00e8cles, un article de luxe et m\u00eame de grand luxe ; le summum de l\u2019\u00e9l\u00e9gance, une pi\u00e8ce incontournable du vestiaire des dandy et le compagnon de t\u00eate pr\u00e9f\u00e9r\u00e9 des globe-trotter, \u00e9l\u00e9gants jusqu\u2019au \u00ab&nbsp;sommet&nbsp;\u00bb.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez-vous ?&nbsp; La valeur d\u2019un montecristi \u00ab&nbsp;ultrafino&nbsp;\u00bb peut atteindre des sommes faramineuses qui d\u00e9passent l\u2019entendement. On raconte qu\u2019en 1934, au casino de Mont\u00e9 Carlo, un joueur de Baccarat \u00e0 court de liquidit\u00e9 proposa son montecristi ultrafino mod\u00e8le Fedora avec un ruban bordeaux, en guise de mise de 1 000 $.&nbsp; La direction accepta, le joueur imp\u00e9nitent mais chanceux, joua gagna et garda son chapeau de paille.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>DE LA FORET EQUATORIALE AUX PODIUM DES FASHION WEEKS&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p><strong>A l\u2019\u00e9poque pr\u00e9-<\/strong>hispanique, Les recherches arch\u00e9ologiques de la culture Valdivia en \u00c9quateur prouvent l\u2019existence de coiffes en paille, tress\u00e9s d\u00e8s l\u2019an 4 000 av. J.C. Les am\u00e9rindiens avaient \u00e0 leur disposition de nombreux v\u00e9g\u00e9taux qu\u2019ils utilisaient pour se v\u00eatir et se prot\u00e9ger. Les feuilles du latanier et du bombanaxa servaient au tressage des premiers \u00ab\u00a0sombrero de paille\u00a0\u00bb puis, d\u00e9laiss\u00e9es \u00e0 cause de leur fragilit\u00e9, elles furent remplac\u00e9es par les feuilles du palmier Astrocaryum standleyanum ou mocora\u00a0 qui peut atteindre 15 m de haut et dont le\u00a0 tronc\u00a0 est h\u00e9riss\u00e9 d\u2019\u00e9pines. Pour contourner cet \u00ab\u00a0obstacle\u00a0\u00bb les indig\u00e8nes fixaient un outil tranchant au bout d\u2019une longue perche pour r\u00e9cup\u00e9rer les feuilles qui, d\u00e9coup\u00e9es en fines lani\u00e8res, bouillies puis s\u00e9ch\u00e9es, servaient \u00e0 tresser les sombreros de paja mocora.\u00a0 La paille fine et solide fournie par une herbac\u00e9e end\u00e9mique de la r\u00e9gion de Manabi, de la famille des cyclanthaceaes, sorte de palmier sans tronc aux larges feuilles en forme d\u00a0\u2018\u00e9ventail est, aujourd\u2019hui encore, toujours utilis\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1532<\/strong>,les conquistadors qui d\u00e9barqu\u00e8rent en Equateur furent intrigu\u00e9s par les curieux v\u00eatements qui couvraient la t\u00eate des natives. Il s\u2019agissait de coiffes en paille tress\u00e9e en forme d\u2019ailes, destin\u00e9es \u00e0 prot\u00e9ger la t\u00eate, la nuque et les \u00e9paules des paysans, du soleil comme de la pluie. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;<em>Le saviez-vous ? Les \u00e9trangers comparaient la finesse du tressage et la forme particuli\u00e8re de ces protections solaires, aux ailes des chauves-souris. ils all\u00e8rent jusqu\u2019\u00e0 imaginer qu\u2019elles \u00e9taient fabriqu\u00e9es avec la peau des ailes de ces chiropt\u00e8res. C<\/em>ette id\u00e9e fut rapidement chass\u00e9e lorsque, \u00e0 leur tour, ils adopt\u00e8rent ce chapeau de paille plus l\u00e9ger et mieux adapt\u00e9 au climat que leur casques.<em>&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au XVIIe si\u00e8cle :<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1636<\/strong>, Fransico Delgado, entrepreneur espagnol venu s\u2019installer en Equateur, vit le potentiel \u00e9conomique des sombreros de paja toquilla. Visionnaire, il \u00ab&nbsp;r\u00e9volutionna&nbsp;\u00bb l\u2019artisanat local, cr\u00e9a des ateliers structur\u00e9s \u00e0 Montecristi, ville qui, depuis, est un des principaux centres de fabrication de panama, la paille mocora&nbsp; \u00e9tant remplac\u00e9 par la paille des cyclanthaceaes, le&nbsp; mod\u00e8le de coiffe \u00e0 \u00ab&nbsp;deux pans&nbsp;\u00bb&nbsp; fut&nbsp; abandonn\u00e9 pour une forme plus occidentale, une petite toque, d\u2019o\u00f9 l\u2019appellation sombrero paja toquilla ou petite toque en paille.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp; XVIIIe si\u00e8cle : Charles IV, roi d\u2019Espagne, commanda aux colons ces petits chapeaux de paille pour son \u00e9pouse Ludovica. La noblesse n\u2019eut de cesse d\u2019imiter la coiffure de leur reine. Curieux, le roi envoya deux \u00e9minents botanistes en Equateur pour obtenir une description pr\u00e9cise de cette plante qui servait \u00e0 la fabrication de ces sombrero. A leur retour, ils donn\u00e8rent une description minutieuse de la cyclanthaceae. C\u2019est donc en hommage au roi et \u00e0 son \u00e9pouse que cette herbac\u00e9e fut baptis\u00e9e carludovica palmata.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>1867.<\/strong> Lors de l&rsquo;exposition universelle de Paris, le Panama invit\u00e9 \u00e0 exposer ses produits, offrit \u00e0 Napoleon III&nbsp;un sombrero de paja toquilla. L&rsquo;erreur fut alors consomm\u00e9e car l&rsquo;Equateur n\u2019\u00e9tait pas inscrit sur la liste des nations repr\u00e9sent\u00e9es \u00e0 Paris. Le panama ne fit jamais amende honorable et laissa la l\u00e9gende \u00e9tendre son aura sur le vaste monde de la mode. Les journalistes firent leur travail en d\u00e9crivant l&#8217;empereur arborant un chapeau de paille du Panama. Son \u00e9pouse Eugenie de Montija resta fid\u00e8le au chapeau de paille d\u2019Italie aux larges bords, comme le montre ses nombreux portraits r\u00e9alis\u00e9s par le peintre Winterhalter.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez-vous ? Le canotier, chapeau de paille rigide, fut concurrenc\u00e9 par le panama plus moderne, plus souple, et si pratique pour les voyageurs. Les parisiens, friands de nouveaut\u00e9s, se laiss\u00e8rent convaincre par ce nouveau venu et cet engouement laissa un trace que les artistes reprirent \u00e0 l\u2019unisson en chantant les belles romances de Paname.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>1870<\/strong>.&nbsp; Eloy Alfaro Delgado prit la direction de l\u2019entreprise familiale bas\u00e9e \u00e0 Montecristi tout en ayant des pr\u00e9tentions politiques. Contraint \u00e0 l\u2019exil, il se r\u00e9fugia au Panama o\u00f9 il ouvrit un comptoir d\u2019import-export de chapeaux de paille qui lui permit d\u2019\u00e9couler la production des ateliers \u00e9quatoriens vers l\u2019Europe, l\u2019Asie et les Etats Unis. Delgado utilisa les b\u00e9n\u00e9fices tir\u00e9s des ventes de panama pour financer le soul\u00e8vement populaire \u00e9quatorien de 1870.&nbsp; Il fut, \u00e0 deux reprises, \u00e9lu pr\u00e9sident de la r\u00e9publique \u00e9quatorienne. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1880<\/strong>, d\u00e9buta le gigantesque chantier du percement du canal de Panama qui se termina en 1914.&nbsp; Des milliers d&rsquo;ouvriers y travaill\u00e8rent, dont de nombreux \u00e9quatoriens venus en voisins, avec leur sombrero. A la suite de bon nombre d\u2019insolations et de malaises, les autorit\u00e9s sanitaires impos\u00e8rent \u00e0 tous les ouvriers le port d&rsquo;un chapeau pour se prot\u00e9ger du soleil. Le sombrero de paja toquilla, adopt\u00e9 par les ouvriers, devint la vedette du chantier du canal de Panama.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Vous le saviez ! Nul ne fit allusion \u00e0 l\u2019Equateur, encore \u00e9cart\u00e9 du succ\u00e8s.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>1882. Naissance de la l\u00e9gende de l\u2019iconique mod\u00e8le F\u00e9dora de la maison Borsalino, qui sera d\u00e9clin\u00e9 ensuite en fine paille. C\u2019est \u00e0 la grande Sarah Bernhardt que ce mod\u00e8le doit son aura.&nbsp; C\u2019est, en effet, coiff\u00e9e d\u2019un feutre mou que l\u2019actrice joua le r\u00f4le de F\u00e9dora dans la pi\u00e8ce \u00e9ponyme de Victorien Sardou. Qu\u2019importe si son chapeau n\u2019avait pas la forme du F\u00e9dora d\u2019aujourd\u2019hui, les l\u00e9gendes ont la vie dure.<\/p>\n\n\n\n<p>&nbsp;Le saviez-vous ?&nbsp; On raconte que le creux, ou pli central, qui caract\u00e9rise le dessus du F\u00e9dora fut inspir\u00e9 \u00e0 Monsieur Borsalino par les coups de matraque que les policiers ass\u00e9naient sur la t\u00eate des partisans de l\u2019unification italienne, \u00e9crasant leurs chapeaux lors des violentes r\u00e9pressions des manifestations pour l\u2019unification de l\u2019Italie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>En 1906<\/strong>, lors de sa visite au chantier du canal de Panama, la direction offrit un sombrero de paja toquilla \u00e0 Th\u00e9odore Roosevelt. Lorsqu\u2019il r\u00e9pondit aux acclamations de la foule, il la salua \u00e0 son tour en agitant la main qui tenait son chapeau de paille. Sur la photo iconique du pr\u00e9sident des Etats-Unis \u00e0 Panama c\u2019est surtout l\u2019image de son panama hat qui fit le tour du monde. Alea jacta es, les \u00e9quatoriens ne pouvaient plus redresser la barre.<\/p>\n\n\n\n<p>Le 7\u00e8me art fit la part belle au panama hat, qui parvint \u00e0 chiper la vedette aux stars, notamment \u00e0 Paul Newman, dans \u201cthe long hot summer\u201c, ou encore \u00e0 Dirk Bogard dans \u201cMort \u00e0 Venise\u201c.<\/p>\n\n\n\n<p>Les grands noms de la haute couture internationale n\u2019h\u00e9sitent pas \u00e0 faire d\u00e9filer sur les podium des mannequins coiff\u00e9s d\u2019un panama mont\u00e9cristi ou cuenca, portant ostensiblement le sigle de leur propre marque. Ce signal est un blanc sein pour les fashionistas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LA BANDE DES TROIS : LE BASIQUE BRISA &#8211; LE CLASSIQUE CUENCA &#8211; LE TRES SOPHISTIQUE MONTECRISTI<\/strong><em> &nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Il existe trois types de panama prot\u00e9g\u00e9s par une A.O.C. Ils se diff\u00e9rencient par le \u00ab&nbsp;point&nbsp;\u00bb de tressage, le diam\u00e8tre des fibres et leur couleur, mais ils ont en commun une fabrication dans une localit\u00e9 \u00e9quatorienne, un usage exclusif de la paja Ludovica palmata et un tressage manuel. Selon la finesse des fibres, la fabrication d\u2019un chapeau peut prendre entre deux jours et quelques mois. Mais avant que celui-ci ne prenne forme, il y un travail complexe de pr\u00e9paration des fibres.<\/p>\n\n\n\n<p>Les trois crit\u00e8res de qualit\u00e9 sont : l\u2019homog\u00e8ne\u00eft\u00e9 de la couleur, la finesse de la fibre et la r\u00e9gularit\u00e9 du tressage. &nbsp;<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"612\" height=\"408\" src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/istockphoto-1144398182-612x612-4.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6918\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/istockphoto-1144398182-612x612-4.jpg 612w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/04\/istockphoto-1144398182-612x612-4-300x200.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 612px) 100vw, 612px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><em>A woman weaving a Panama hat, also known as the traditional brimmed straw hat made of the Toquilla palm, is on the Unesco Intangible Cultural list and famous from the city of Cuenca, Ecuador.<\/em><\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p><strong>Le brisa<\/strong> est le panama le moins on\u00e9reux, mais il respecte les points forts de la tradition. Le tressage est similaire \u00e0 l\u2019armure panama utilis\u00e9e par les tisserands. Il en r\u00e9sulte une succession de petits carr\u00e9s, la souplesse des fibres est relative, c\u2019est pourquoi il ne peut se rouler ni se plier sans dommages irr\u00e9versibles.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le cuenca <\/strong>est vraiment produit dans la ville de Cuenca. C\u2019est un article moyen de gamme, caract\u00e9ris\u00e9 par un tressage en chevrons, avec une paille fine, d\u2019un blanc pur. <em>Le blanchiment se fait en deux temps :&nbsp; la paille est bouillie pour \u00e9liminer la&nbsp;chlorophylle, puis blanchie \u00e0 la javel. <\/em>Les ouvriers travaillent assis pour le brisa et le cuenca<em>. <\/em>Le stock important permet un achat imm\u00e9diat.&nbsp; &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Le montecristi<\/strong> est un chapeau de paille hors normes tant au niveau de la qualit\u00e9 que du prix. Il existe trois qualit\u00e9s qui se distinguent par la finesse du tressage le fino, le superfino et l\u2019utrafino. Les artisans respectent la tradition ancestrale : ils travaillent debout pench\u00e9s sur leur ouvrage, les fibres sont toujours s\u00e9ch\u00e9es \u00e0 l\u2019air libre ; certains disent \u00e0 la pleine lune, puis blanchies \u00e0 la fum\u00e9e de&nbsp;souffre pour \u00e9liminer la chlorophylle, ce qui explique la couleur ivoire et non un blanc pur. Le rythme du travail se calque sur celui de l\u2019ouvrier, pas sur celui de la machine.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez-vous ?&nbsp; C\u2019est in the pocket ! Plus le tressage est serr\u00e9, plus les fibres sont fines, plus l\u2019article est souple et l\u00e9ger plus la magie op\u00e8re : on peut faire d\u2019un panama montecristi un origami : le plier et le d\u00e9plier sans dommage collat\u00e9ral.<\/em>&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Du merveilleux, passons \u00e0 l\u2019extraordinaire superfino montecristi que seuls quelques artisans aguerris sont encore en mesure d\u2019ex\u00e9cuter. Consid\u00e9r\u00e9 par les professionnels comme une pi\u00e8ce d\u2019exception comparable au chef d\u2019\u0153uvre des compagnons. Ces articles sont g\u00e9n\u00e9ralement tress\u00e9s avec une seule feuille de carludovica palmata, en sachant qu\u2019elle peut atteindre jusqu\u2019\u00e0 6 m de long . Le tressage peut durer quelques mois, parfois plus d\u2019une ann\u00e9e, le prix est en cons\u00e9quence. Pour toutes ces raisons, ces articles d\u2019exception ne sont fabriqu\u00e9s que sur commande.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LA MAINTENANCE EST DE MISE&nbsp;<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Si votre sombrero de papa toquilla a trop voyag\u00e9, s&rsquo;il est fatigu\u00e9, si vous le trouvez hors d&rsquo;usage, vous pouvez le retourner \u00e0 l&rsquo;atelier o\u00f9 il sera remis \u00e0 neuf. Une seconde jeunesse, les rides effac\u00e9es, la blancheur retrouv\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>En attendant, vaporisez la calotte et les bords avec une eau fra\u00eeche et repassez au fer doux le rebord, puis laissez reposer \u00e0 l&rsquo;ombre. Autre solution : achetez directement deux panamas.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>A CHACUN LE SIEN : LE PINTAO SYMBOLE IDENTITAIRE PANAMEEN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Un chapeau de paille ivoire, soulign\u00e9 de fines rayures noires ou brunes. Contrairement au sombrero de paja toquilla tress\u00e9 d\u2019un seul bloc, le sombrero pint\u00e2o est compos\u00e9 de plusieurs tresses cousues en spirales sur une forme en bois. Le sombrero \u201cpint\u00e2o\u201c ou chapeau peint, est port\u00e9 traditionnellement par les panam\u00e9ens. Seul le touriste non averti en visite au Panama se contente d\u2019un panama : double erreur.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>&nbsp;EPILOGUE : TOUT EST BIEN QUI FINIT BIEN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Apr\u00e8s le panama en 2012, c\u2019est le sombrero pint\u00e2o qui fut class\u00e9 au patrimoine immat\u00e9riel de l\u2019humanit\u00e9 par UNESCO en 2017.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>POST CRIPTUM : LE MYSTERE DE LA BOTTE SECRETE &nbsp; DU PANAMA<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Mais pourquoi les stars adoptent-elles ce couvre-chef plut\u00f4t qu\u2019un autre ?&nbsp; Apr\u00e8s avoir fait des recherches pour \u00e9crire ce post, le myst\u00e8re s\u2019\u00e9claircit. Plus qu\u2019un ph\u00e9nom\u00e8ne de mode, plus qu\u2019un article fonctionnel qui se plie et se d\u00e9plie sans broncher, il attire l\u2019attention, il passionne l\u2019auditoire, il ravit les curieux, il \u00e9tonne par son CV prestigieux, il se d\u00e9couvre pour vous.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez-vous ?&nbsp; Ces trois \u201cfossettes\u201c, des creux visibles de chaque c\u00f4t\u00e9 et au milieu contribuent au confort du panama ; elles permettent de le saisir facilement d\u2019une seule main pour l\u2019enlever.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Cet objet, a priori inanim\u00e9, a-t-il donc une \u00e2me ?&nbsp; Peut-\u00eatre !&nbsp; Entre ses mailles, se cachent un condens\u00e9 de sensations, d\u2019\u00e9motions, de sensualit\u00e9 que les artistes ou les politiciens de haut vol \u00e0 la sensibilit\u00e9 exacerb\u00e9e peuvent percevoir. Chaque authentique sombrero de paja toquilla est une pi\u00e8ce unique, chaque artisan pars\u00e8me chacun de ses ouvrages de son savoir-faire, chaque heureux possesseur d\u2019un panama partage cet h\u00e9ritage culturel et, oserais-je dire, cela n\u2019a pas de prix ?<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez-vous ? Certains panama montecristi portent la signature de l\u2019artisan. En 2008, Simon Espinal, un artisan de Pile, village proche de la ville de Mont\u00e9cristi, tressa \u00ab&nbsp;The Hat&nbsp;\u00bb,&nbsp; le panama superfino montecristi le plus fin jamais r\u00e9alis\u00e9 et le plus cher jamais mis sur le march\u00e9 ; chef d\u2019\u0153uvre d\u2019une vie, \u00e9valu\u00e9 \u00e0 100 000$.<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Bien qu\u2019en Avril le dicton incite \u00e0 ne pas se d\u00e9couvrir d\u2019un fil, j\u2019ai choisi de vous faire d\u00e9couvrir au fil des si\u00e8cles la rocambolesque histoire du mythique panama, peut-\u00eatre le plus c\u00e9l\u00e8bre des articles de vannerie.Comment un banal chapeau de paille est-il devenu un \u00ab&nbsp;must to have&nbsp;\u00bb ? C\u2019est pr\u00e9cis\u00e9ment la raison de ce post. 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Les brins de fibres textiles maintenus ensemble par torsion forment des fils qui, en un certain ordre entrelac\u00e9s, deviennent des tissus\u2026Textile et texte, un t\u00eate \u00e0 t\u00eate o\u00f9 toute ressemblance n\u2019est pas fortuite. Il est des civilisations qui transmettent leur culture par l\u2019\u00e9criture, d\u2019autres par la parole, d\u2019autres encore, par la parole \u00e9crite avec un fil. Entre le tissu et moi, c\u2019est une histoire de famille. Quatre g\u00e9n\u00e9rations et quatre mani\u00e8res diff\u00e9rentes de tisser des liens interg\u00e9n\u00e9rationnels entre les \u00e9toffes et les \u00ab\u00a0textilophiles\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s ma formation \u00e0 l\u2019Ecole du Louvre et un passage dans les mus\u00e9es nationaux, j\u2019ai d\u00e9couvert les coulisses des \u00e9toffes. Avec d\u00e9lice, je me suis gliss\u00e9e dans des flots de taffetas, avec patience j\u2019ai gravi des montagnes de mousseline, avec curiosit\u00e9 j\u2019ai enjamb\u00e9 des rivi\u00e8res de tweed, pendant plus de 35 ans, au sein de la soci\u00e9t\u00e9 De gilles Tissus et toujours avec la m\u00eame \u00e9motion. J\u2019eus l\u2019occasion d\u2019admirer le savoir-faire des costumiers qui habillent, d\u00e9guisent, costument, travestissent les com\u00e9diens, acteurs, danseurs, clowns, chanteurs, pour le plus grand plaisir des spectateurs. J\u2019ai aim\u00e9 travailler avec les d\u00e9corateurs d\u2019int\u00e9rieurs toujours \u00e0 la recherche du Graal pour leurs clients. Du lange au linceul, le tissu nous accompagne, il partage nos jours et nos nuits. Et pourtant, il reste un inconnu ! 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Les brins de fibres textiles maintenus ensemble par torsion forment des fils qui, en un certain ordre entrelac\u00e9s, deviennent des tissus\u2026Textile et texte, un t\u00eate \u00e0 t\u00eate o\u00f9 toute ressemblance n\u2019est pas fortuite. Il est des civilisations qui transmettent leur culture par l\u2019\u00e9criture, d\u2019autres par la parole, d\u2019autres encore, par la parole \u00e9crite avec un fil. Entre le tissu et moi, c\u2019est une histoire de famille. Quatre g\u00e9n\u00e9rations et quatre mani\u00e8res diff\u00e9rentes de tisser des liens interg\u00e9n\u00e9rationnels entre les \u00e9toffes et les \u00ab\u00a0textilophiles\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s ma formation \u00e0 l\u2019Ecole du Louvre et un passage dans les mus\u00e9es nationaux, j\u2019ai d\u00e9couvert les coulisses des \u00e9toffes. Avec d\u00e9lice, je me suis gliss\u00e9e dans des flots de taffetas, avec patience j\u2019ai gravi des montagnes de mousseline, avec curiosit\u00e9 j\u2019ai enjamb\u00e9 des rivi\u00e8res de tweed, pendant plus de 35 ans, au sein de la soci\u00e9t\u00e9 De gilles Tissus et toujours avec la m\u00eame \u00e9motion. J\u2019eus l\u2019occasion d\u2019admirer le savoir-faire des costumiers qui habillent, d\u00e9guisent, costument, travestissent les com\u00e9diens, acteurs, danseurs, clowns, chanteurs, pour le plus grand plaisir des spectateurs. J\u2019ai aim\u00e9 travailler avec les d\u00e9corateurs d\u2019int\u00e9rieurs toujours \u00e0 la recherche du Graal pour leurs clients. Du lange au linceul, le tissu nous accompagne, il partage nos jours et nos nuits. Et pourtant, il reste un inconnu ! 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