{"id":5197,"date":"2022-12-22T15:10:46","date_gmt":"2022-12-22T14:10:46","guid":{"rendered":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/?p=5197"},"modified":"2023-03-21T16:07:06","modified_gmt":"2023-03-21T15:07:06","slug":"dans-les-coulisses-de-la-batiste","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/","title":{"rendered":"DANS LES COULISSES DE LA BATISTE"},"content":{"rendered":"\n<p><strong>ETYMOLOGIES PLUS OU MOINS OFFICIELLES<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Ce que dit la l\u00e9gende : au XIIIe si\u00e8cle, un tisserand de Cambrai originaire de Castaing sur Escaut, r\u00e9ussit \u00e0 fabriquer une toile de lin blanche, fine, souple, solide. Ainsi d\u00e9buta la belle et longue histoire de la batiste, une \u00e9toffe surdou\u00e9e.<\/p>\n\n\n\n<p>La statue de cet artisan \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Cambrai semble \u00eatre l\u2019unique preuve tangible de l\u2019existence de ce Baptiste.&nbsp;<em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Ce que disent les encyclop\u00e9dies : en 1401, on parle de \u00ab\u00a0soye batiche\u00a0\u00bb, en 1503 de toile batisse, en 1590 de toile baptiste, ce qui laisse supposer que le mot batiste, d\u00e9formation du flamand \u00ab&nbsp;batiche&nbsp;\u00bb&nbsp;(battre), \u00e9tait le terme utilis\u00e9 dans le patois picard d\u00e8s le XIII e si\u00e8cle pour d\u00e9crire le mouvement de va et vient du battant des m\u00e9tiers \u00e0 tisser actionn\u00e9s par le tisserand.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Longtemps, Valenciennes et Cambrai ont revendiqu\u00e9 la paternit\u00e9 de la batiste. La virtuosit\u00e9 des artisans de la r\u00e9gion et la qualit\u00e9 de cette exquise toile de lin mirent un point final \u00e0 cette rivalit\u00e9, bien qu\u2019\u00e0 une \u00e9poque, cette toile fut commercialis\u00e9e sous l\u2019appellation Cambrai et non Valenciennes. Si le label europ\u00e9en A.O.C. avait \u00e9t\u00e9 invent\u00e9 \u00e0 cette \u00e9poque, il aurait \u00e9t\u00e9 attribu\u00e9 \u00e0 la batiste de Cambrai sans l\u2019ombre d\u2019un doute \u00ab&nbsp;inst. it ?&nbsp;\u00bb.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Les anglais faisant bande \u00e0 part \u00ab&nbsp;as usual&nbsp;\u00bb emploient de termes sp\u00e9cifiques pour d\u00e9signer la batiste : cambric d\u00e9riv\u00e9 de Cambrai ou encore lawn&nbsp;d\u00e9riv\u00e9 de Laon, ville dont les manufactures de fines toiles de lin, jadis importantes, exportaient leur production outre Manche.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez vous ? La tana lawn\u00ae est la batiste de coton de Liberty of London&nbsp;&nbsp;utilis\u00e9e pour les chemises \u00e0 fleurs au toucher de soie, \u00e0 la fluidit\u00e9 de l\u2019eau et \u00e0 la l\u00e9g\u00e8ret\u00e9 d\u2019une plume. Tana est le nom d\u2019un lac \u00e9thiopien \u00e0 proximit\u00e9 duquel \u00e9tait cultiv\u00e9 un magnifique coton longues fibres que les anglais utilis\u00e8rent au XIXe si\u00e8cle.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><a href=\"http:\/\/www.etoffe.com\/11583-papier-peint-patricia-anne-liberty.html#11583-82425\" rel=\"noopener noreferrer\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1024\" height=\"1024\" src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/toile-bisonne-houles-2-1024x1024.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5229\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/toile-bisonne-houles-2-1024x1024.jpg 1024w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/toile-bisonne-houles-2-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/toile-bisonne-houles-2-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/toile-bisonne-houles-2-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/toile-bisonne-houles-2-500x500.jpg 500w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/toile-bisonne-houles-2.jpg 1200w\" sizes=\"(max-width: 1024px) 100vw, 1024px\" \/><\/a><figcaption class=\"wp-element-caption\">Toile Bisonne &#8211; Houl\u00e8s Paris<\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<!--more-->\n\n\n\n<p><strong>LA BATISTE UN TISSU \u00ab&nbsp;SUCCESSFUL&nbsp;\u00bb<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au XVIIIe si\u00e8cle, il n\u2019y avait pas une mais des batistes. Les qualit\u00e9s variaient en fonction du terroir et de l\u2019usage : la batiste claire tiss\u00e9e avec des fils tr\u00e8s fins et espac\u00e9s laisse passer la lumi\u00e8re. Les batistes holland\u00e9es tiss\u00e9es avec des fils fins et plus nombreux \u00e9taient un plus grand nombre de fils au cm2 plus serr\u00e9es, se rapprochant de la toile de Hollande ; les batistes fortes \u00e9taient opaques et plus lourdes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le saviez vous ?&nbsp;<em>Les artisans de Saint Quentin proposaient une fine toile d\u2019ortie, sans ortie ni ramie, mais avec du lin, caract\u00e9ris\u00e9e par la couleur \u00e9crue commercialis\u00e9e sous l\u2019appellation \u00abde toile d\u2019ortie \u00bb.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>TOUS POUR UN<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Entre le XVII et le XIXe si\u00e8cle, la production de batiste se d\u00e9veloppa dans un grand nombre de pays europ\u00e9ens. S\u2019engage\u00e2t alors une r\u00e9elle concurrence entre suisses, belges, anglais, \u00e9cossais, irlandais, hollandais et fran\u00e7ais. Des perfectionnements techniques naquirent de cette course effr\u00e9n\u00e9e \u00e0 la fabrication de fines toiles de lin, visibles dans les batistes de qualit\u00e9s exceptionnelles, s\u00e9lectionn\u00e9es pour l\u2019exposition universelle de Londres en 1851.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le&nbsp;<strong>Cambraisis&nbsp;<\/strong>: lieu d\u2019origine de la batiste. Cette production textile fut une source de revense importante pour toute la r\u00e9gion en compl\u00e9ment des ressources tir\u00e9es de l\u2019agriculture et de l\u2019\u00e9levage.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>La&nbsp;<strong>Suisse<\/strong>&nbsp;: si le lin n\u2019est plus la mati\u00e8re premi\u00e8re des batistes suisses, il se fabrique encore en 2022 une batiste de coton fort belle, plus fine que celle qui pourraient \u00eatre tiss\u00e9es aujourd&rsquo;hui avec le lin ; elle sert de base pour des broderies comme on les fait encore \u00e0 Saint Gall.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>En&nbsp;<strong>Angleterre&nbsp;<\/strong>:<strong>&nbsp;<\/strong>le commerce avec l\u2019Angleterre, bien que difficile, favorisa les mulquiniers du cambraisis. Les clients, fin connaisseurs, exigeaient la v\u00e9ritable batiste de Cambrai et non une imitation locale qui pourtant supportait la comparaison, dans la mesure o\u00f9 certains des tisserands \u00e9taient originaires du cambraisis.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez vous ? Au XIe si\u00e8cle des&nbsp;&nbsp;tisserands normands&nbsp;&nbsp;&nbsp;qui, avaient accompagn\u00e9 Guillaume le Conqu\u00e9rant en Angleterre, s\u2019install\u00e8rent d\u00e9finitivement sur le sol de la \u00abblanche Albion\u00bb. La \u00abtapisserie\u00bb de la reine Mathilde qui est en r\u00e9alit\u00e9 une broderie en laine sur fond de lin, illustre la conqu\u00eate de l\u2019Angleterre par le duc de Normandie<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>En&nbsp;<strong>Ecosse,<\/strong>&nbsp;une batiste en lin puis en&nbsp;&nbsp;fil d\u2019\u00e9cosse (coton merceris\u00e9) forte, serr\u00e9e et opaque.&nbsp;&nbsp;<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez vous ? C\u2019est un anglais J.Mercer qui en 1844 mit au point une technique, pour solidifier le fil de coton et faciliter la teinture, un proc\u00e9d\u00e9 \u00e0 base de soude caustique qui porte son nom : la mercerisation. Ce n\u2019est qu\u2019en 1890 que le r\u00e9tr\u00e9cissement principal d\u00e9faut du mercerisage disparut, gr\u00e2ce \u00e0&nbsp;&nbsp;un chimiste anglais lui aussi, A.Lowe qui pensait qu\u2019en \u00e9tirant les fils durant tout le traitement le probl\u00e8me serait r\u00e9solu et ce fut une r\u00e9ussite. Mais c\u2019est en Ecosse, \u00e0 Paisley, que la mercerisation fut appliqu\u00e9e industriellement sur ce qui devient alors le fil d\u2019Ecosse : un fil de qualit\u00e9 utilis\u00e9 pour le tissage de la batiste d\u2019Ecosse.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En<strong>&nbsp;Irlande,&nbsp;<\/strong>le fil de lin n\u2019avait pas la finesse du fil de cambrai. C\u2019est pourquoi la batiste de Cambrai remportait tous les suffrages aupr\u00e8s des irlandais nantis.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, le lin d\u2019Irlande se distingue des autres par son lustre, son tissage avec deux fils de couleurs diff\u00e9rentes, l&rsquo;un en chaine et l&rsquo;autre en trame, son armure serg\u00e9, un m\u00e9lange rare laine\/lin.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Le saviez vous ? S<em>ous le r\u00e8gne du pharaon Ramses II, l\u2019Egypte produit du lin de grande qualit\u00e9, mais pas ou peu export\u00e9. A cette \u00e9poque, de nombreux tisserands quitt\u00e8rent l\u2019Egypte \u00e0 cause des p\u00e9nibles conditions de travail. pour rejoindre Tyr, grande cit\u00e9 ph\u00e9nicienne qui poss\u00e9dait des comptoirs commerciaux dans de nombreux ports et notamment en Irlande, en Espagne et au Portugal. Les ph\u00e9niciens introduisent le lin en Europe entre le XII et VIIIe si\u00e8cle, et des artisans \u00e9gyptiens accompagn\u00e8rent les ph\u00e9niciens dans leurs p\u00e9riples de port en port. C\u2019est ainsi que quelques-uns atteignirent&nbsp;&nbsp;l\u2019Irlande, avec leur savoir faire et des graines de lin qui prendront racines sur ce terroir. Depuis l\u2019Antiquit\u00e9, le lin est indissociable de l\u2019Irlande.&nbsp;&nbsp;&nbsp;<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>En&nbsp;<strong>France,&nbsp;<\/strong>\u00e0 la fin du XVIe si\u00e8cle, la batiste \u00e9tait un produit recherch\u00e9 mais d\u2019importation. Comme pour les indiennes, les importations de batiste \u00e9taient limit\u00e9es afin d\u2019\u00e9viter l\u2019\u00e9vasion des devises. Les mulquiniers se d\u00e9velopp\u00e8rent dans des villes frontali\u00e8res au nord du royaume, permettant un production locale non soumise aux droits de douane.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez vous ?&nbsp;&nbsp;Avant que le cambraisis ne soit rattach\u00e9 au royaume de France en 1678, la batiste de Cambrai et de Valenciennes \u00e9tait export\u00e9e dans toute l\u2019Europe, y compris en France qui devait, par cons\u00e9quent, s\u2019acquitter des droits de douane.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>PAS DE BATISTE SANS MULQUINIERS<\/em><\/strong><em><\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Mulquiniers, \u00e9tymologiquement de mulquin ou molquin, une toile de lin fine. C\u2019est un artisan habilit\u00e9 \u00e0 tisser et \u00e0 vendre des toiles fines compos\u00e9es exclusivement de lin : batiste, linon et toile de lin regroup\u00e9es sous le terme \u00ab&nbsp;toilettes&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>PAS DE VERITABLE BATISTE SANS LIN RAM\u00c9<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le lin ram\u00e9 est une premi\u00e8re \u00e9tape incontournable qui donnait \u00e0 la batiste du cambraisis son caract\u00e8re si particulier : les rames, sortes de piquets, sont plant\u00e9es afin de soutenir les tiges du lin pour les emp\u00eacher de ployer sous les bourrasques de vent ou les averses de pluie.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Les op\u00e9rations suivantes sont classiques : apr\u00e8s le rouissage et le teillage vient le peignage qui permet de parall\u00e9liser, calibrer et d\u2019\u00e9tirer les fibres qui se pr\u00e9sentent sous forme de rubans assembl\u00e9s en longues m\u00e8ches.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>PAS DE BATISTE SANS FILEUSES<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019\u00e9tait un travail long, fastidieux, mal r\u00e9mun\u00e9r\u00e9 mais un compl\u00e9ment de revenu n\u00e9cessaire pour les familles de paysans ou d\u2019ouvriers. D\u2019une main, la fileuse fait tourner son fuseau, et de l\u2019autre, elle tord les brins mouill\u00e9s par sa salive qui viennent s\u2019enrouler sur le fuseau.&nbsp;<em>On pensait que la salive humaine accentuait le lustre et am\u00e9liorait la solidit\u00e9<\/em>. La technique du filage mouill\u00e9e fut adopt\u00e9e, simplifiant le travail de l\u2019ouvri\u00e8re. Cette fois, les m\u00e8ches sont mises \u00e0 tremper dans l\u2019eau chaude afin de ramollir la gomme naturelle, d&rsquo;\u00e9liminer les pectines naturelles, d\u2019assouplir les fibres et de favoriser la r\u00e9gularit\u00e9 du fil.<\/p>\n\n\n\n<p>Le secret des secrets : les op\u00e9rations de filature et de tissage sont express\u00e9ment r\u00e9alis\u00e9es dans des caves sombres et humides afin de conserver \u00e0 l\u2019ouvrage un maximum de souplesse. On dit que, de ces tissus, \u00e9manait une sorte de magie, mais pour moi, au premier regard, c\u2019est avant tout le dur labeur des ouvriers combin\u00e9 \u00e0 leur maestria qui se d\u00e9gage de tels ouvrages.<\/p>\n\n\n\n<p>Les batistes obtenus \u00e0 partir de ce lin ram\u00e9 \u00e9taient des produits de luxe r\u00e9serv\u00e9s souvent aux petites pi\u00e8ces comme les mouchoirs ou des v\u00eatements de dessous, les surplis des pr\u00eatres, les robes de bapt\u00eame.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez vous ? Ces travaux \u00e9taient r\u00e9alis\u00e9s en hiver dans les villages et \u00e0&nbsp;&nbsp;la campagne, les travaux des champs \u00e9tant en veille, les mains des ouvriers n\u2019\u00e9taient pas abim\u00e9es ce qui rendait possible les manipulations d\u00e9licates<\/em>.&nbsp;<em>Dans les villes, les mulquiniers et les fileuses tissaient tout au long de l\u2019ann\u00e9e.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong><em>UN FIL SOUS HAUTE PROTECTION<\/em><\/strong><strong><em><\/em><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au Moyen Age, les muquiniers du cambraisis lutt\u00e8rent pour obtenir des droits sp\u00e9cifiques. Des lois furent \u00e9dict\u00e9es interdisant l\u2019exportation hors de cambrai des fils de lin les plus fins afin d\u2019\u00e9viter que cette mati\u00e8re premi\u00e8re ne tombe entre les mains d\u2019artisans \u00e9trangers qui les utiliseraient pour tisser des batistes. Au XVIe si\u00e8cle, on note dans les archives que la fabrication de la batiste est soumise \u00e0 un r\u00e8glement tr\u00e8s strict : la dimension des pi\u00e8ces \u00e9tait v\u00e9rifi\u00e9es avant le blanchissage par des \u00e9chevins. Par ordonnance royale, une pi\u00e8ce ne pouvait pas d\u00e9passer 1,10 m en largeur et 15 m en longueur. Un sceau est appos\u00e9 \u00e0 la fin de chaque rouleau, signature de l\u2019artisan, et gage de qualit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>LA MAIN ET LA MACHINE, UNE LUTTE INEGALE<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>La production de batiste de Valenciennes servit de support pour la fabrication des dentelles dites de valenciennes caract\u00e9ris\u00e9e par un r\u00e9seau infiniment d\u00e9licat qui donnait une des dentelles les plus fines, aux motifs c\u00e9l\u00e9br\u00e9s pour leur transparence. La production des fils de lin fins cessa petit \u00e0 petit dans la r\u00e9gion, faute d\u2019ouvri\u00e8res qualifi\u00e9es, entra\u00eenant dans son sillage la disparition des merveilleuses valenciennes en lin. Demeurent cependant les valenciennes en coton ; mince consolation pour les amateurs.<\/p>\n\n\n\n<p>Dans les archives de la ville de Cambrai, j\u2019ai trouv\u00e9 des pr\u00e9cisions sur la finesse des fils de loin utilis\u00e9s jadis pour tisser la batiste. Ce sont des chiffres que l&rsquo;on aurait du mal \u00e0 &nbsp;obtenir avec une machine, si perfectionn\u00e9e soit-elle. En effet, avec 500 g de fil on obtenait 250 km de fil soit 500 m avec 1 g. Ceci m\u00e9riterait de figurer dans le livre des records.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>UNE ARCHITECTURE SUR MESURE<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Le m\u00e9tier de mulquinier, un souvenir et quelques photos en s\u00e9pia, contre toute attente, a marqu\u00e9 son passage dans les d\u00e9tails de l\u2019architecture du cambraisis. Les maisons des mulquiniers \u00e9taient dot\u00e9es d\u2019une cave o\u00f9 \u00e9tait install\u00e9 le m\u00e9tier \u00e0 tisser et, pour laisser entrer un peu de lumi\u00e8re dans ce local sombre et froid, on note au bas des pignons la pr\u00e9sence d\u2019un soupirail, seul puit de lumi\u00e8re et d\u2019a\u00e9ration.<br><em>De bas en haut : si les mulquiniers tissaient dans les caves, les canuts lyonnais tissaient en haut, dans leurs greniers tant il fallait de hauteur et de lumi\u00e8re pour installer et travailler sur les m\u00e9tiers Jacquard<\/em>.&nbsp;&nbsp;<\/p>\n\n\n<div class=\"wp-block-image\">\n<figure class=\"aligncenter size-large is-resized\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102140267_o.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5204\" width=\"505\" height=\"366\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102140267_o.jpg 320w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/102140267_o-300x218.jpg 300w\" sizes=\"(max-width: 505px) 100vw, 505px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\">Une vieille carte postale d&rsquo;un mulquinier travaillant dans sa cave&nbsp;<\/figcaption><\/figure><\/div>\n\n\n<p><\/p>\n\n\n\n<p><strong>LA BATISTE PAS A PAS<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C&rsquo;est une toile de lin ou de coton, l\u00e9g\u00e8re, souple, majoritairement blanche et dot\u00e9e d\u2019un lustre raffin\u00e9. La batiste est depuis toujours tiss\u00e9e avec des fils haut de gamme, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de lin ou de coton, de tissage artisanal&nbsp;&nbsp;ou industrile, manuel ou m\u00e9canique. Son aspect peut \u00eatre modifi\u00e9 par diff\u00e9rents appr\u00eats de finition pour r\u00e9pondre aux diff\u00e9rents usages. Le mercerisage ou le calandrage qui permet d\u2019\u00e9craser le grain, de lisser la surface et d\u2019augmenter la brillance. Aujourd\u2019hui, des cotons de qualit\u00e9 comme le coton Jumel d\u2019Egypte ou le \u00ab\u00a0Sea island\u00a0\u00bb&nbsp;am\u00e9ricain longues fibres,&nbsp;&nbsp;remplacent le lin.<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"is-layout-flex wp-block-gallery-1 wp-block-gallery has-nested-images columns-default is-cropped\">\n<figure class=\"wp-block-image size-full\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"1000\" height=\"720\" data-id=\"6692\"  src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/coton-egyptien-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-6692\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/coton-egyptien-1.jpg 1000w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/coton-egyptien-1-300x216.jpg 300w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2023\/03\/coton-egyptien-1-768x553.jpg 768w\" sizes=\"(max-width: 1000px) 100vw, 1000px\" \/><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"375\" height=\"400\" data-id=\"5209\"  src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/coton-1.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5209\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/coton-1.jpg 375w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/coton-1-281x300.jpg 281w\" sizes=\"(max-width: 375px) 100vw, 375px\" \/><\/figure>\n<\/figure>\n\n\n\n<p><strong>LA COMPLEXITE DE LA SIMPLICITE DU BLANC<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Bien que la v\u00e9ritable batiste ne soit plus fabriqu\u00e9e, il existe une d\u00e9finition simple et \u00e9loquente : toile de lin ou de coton fine, serr\u00e9e et blanche. La qualit\u00e9 ne supporte pas de fioritures. Jadis, les tissus blancs \u00e9taient synonyme de luxe, la lessive \u00e9tant un processus long et fastidieux elle \u00e9tait annuelle ou bi-annuelle. Obtenir un tissu blanc immacul\u00e9 sans les outils modernes n\u00e9cessitait une succession d\u2019op\u00e9rations : apr\u00e8s le&nbsp;&nbsp;tissage, la toile crue (ou \u00e9crue), est foul\u00e9e ou battue \u00e0 l&rsquo;aide de pilons dans un bassin rempli d&rsquo;eau, puis \u00e9tendue au soleil et arros\u00e9e de lessive bouillante afin de la blanchir puis, pour les perfectionnistes, un petit coup de maillet sur toute la surface du tissu encore humide permettait de lisser plus profond\u00e9ment sa surface. L\u2019ultime finition rel\u00e8ve du pliage sous presse, op\u00e9ration qui gomme si besoin \u00e9tait les imperfections en surface.<\/p>\n\n\n\n<p>Il est une constante \u00e0 travers les si\u00e8cles et les pays : la batiste fut et demeure un tissu blanc et uni, rarement teint ou imprim\u00e9 (exception de la batiste fleurie de Liberty). Aujourd\u2019hui c\u2019est un support pour des broderies de luxe (Saint Gall).<\/p>\n\n\n\n<p><strong>DES USAGES DE LA BATISTE<\/strong><strong><\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au d\u00e9but, cette \u00e9toffe tr\u00e8s fine servit aux voiles de t\u00eate et aux chemises. Les religieuses utilisaient une batiste amidonn\u00e9e pour couvrir leur t\u00eate. Empes\u00e9e avec de la farine, elle \u00e9tait utilis\u00e9e pour les coiffes. Les hommes d&rsquo;Eglise ne furent pas en reste : rochets et surplis \u00e9taient coup\u00e9s dans de belles batistes.&nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p>Au XVIe si\u00e8cle, le mouchoir est un \u00e9l\u00e9ment d\u2019\u00e9l\u00e9gance. \u00ab&nbsp;Recevoir les excr\u00e9ments du nez avec un mouchoir en se retournant un petit peu des gens d\u2019honneur est chose honn\u00eate&nbsp;\u00bb. Erasme. Au XVIIe si\u00e8cle, c\u2019est une des \u00e9toffes les plus demand\u00e9es par les cours royales europ\u00e9ennes. Les fashion addicts se font entendre : elles s\u2019emparent de la batiste et lancent une mode plus raffin\u00e9e, se pr\u00e9occupant des soins du corps en d\u00e9veloppent l\u2019usage de \u00ab faire la toilette&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p><em>Le saviez vous? Anne d&rsquo;Autriche raffolait,&nbsp;&nbsp;dit-on, de la batiste de Cambrai pour ses chemises l\u00e9g\u00e8res et ses draps.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p><em>Les tsars ne furent pas en reste puisque dans les archives du village de Qui\u00e9vy&nbsp;&nbsp;au nord de la France, il est notifi\u00e9 que les mulquiniers furent, jusqu\u2019au d\u00e9but du XXe si\u00e8cle, les fournisseurs officiels de batiste pour la cour imp\u00e9riale de Russie.<\/em><em><\/em><\/p>\n\n\n\n<p>Au XVIIIe si\u00e8cle, on en fit grande consommation pour les chemises, mouchoirs brod\u00e9s, manchettes ou robes de bapt\u00eames. La batiste servit et sert encore de support pour des broderies, notamment la broderie anglaise et les broderies de Saint Gall.<\/p>\n\n\n\n<p>Beau Brumell, chef de file des \u00e9l\u00e9gants au XIX e si\u00e8cle, en comptait plus de 50 douzaines de mouchoirs. Le mouchoir a son langage : agiter son mouchoir&nbsp;&nbsp;sur le quai d\u2019une gare, accrocher son mouchoir \u00e0 la fen\u00eatre en guise de signal, faire tomber son mouchoir \u00e0 la mode romantique, faire un n\u0153ud \u00e0 son mouchoir pour y penser.<\/p>\n\n\n\n<p>A la fin du XIXe si\u00e8cle, c\u2019est encore un article courant \u00ab&nbsp;il y avait de tout, en effet. Des corsets de soie, des bas de soie, des chemises de soie et de fine batiste, des amours de pantalons \u00bb Mirbeau in le journal d\u2019une femme de chambre 1900.<\/p>\n\n\n\n<p>Aujourd\u2019hui, la batiste est redevenue un produit de luxe avec des&nbsp;&nbsp;mouchoirs brod\u00e9s, du linge de corps, des articles de literie (comptez 130 fils\/cm2 pour un bon produit).<\/p>\n\n\n\n<figure class=\"is-layout-flex wp-block-gallery-3 wp-block-gallery aligncenter has-nested-images columns-default is-cropped\">\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"800\" height=\"800\" data-id=\"5218\"  src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-cote-lin-casamance.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5218\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-cote-lin-casamance.jpg 800w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-cote-lin-casamance-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-cote-lin-casamance-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-cote-lin-casamance-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-cote-lin-casamance-500x500.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><figcaption class=\"wp-element-caption\"><br><br><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<figure class=\"wp-block-image size-large\"><img decoding=\"async\" loading=\"lazy\" width=\"800\" height=\"800\" data-id=\"5220\"  src=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-new-casual-3m-casamance-2.jpg\" alt=\"\" class=\"wp-image-5220\" srcset=\"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-new-casual-3m-casamance-2.jpg 800w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-new-casual-3m-casamance-2-300x300.jpg 300w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-new-casual-3m-casamance-2-150x150.jpg 150w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-new-casual-3m-casamance-2-768x768.jpg 768w, https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/tissu-new-casual-3m-casamance-2-500x500.jpg 500w\" sizes=\"(max-width: 800px) 100vw, 800px\" \/><\/figure>\n<figcaption class=\"blocks-gallery-caption wp-element-caption\">Toile de lin  &#8211; <a href=\"https:\/\/www.etoffe.com\/122_-casamance\">Casamance<\/a><br><br><\/figcaption><\/figure>\n\n\n\n<div class=\"is-layout-flow wp-block-group\"><div class=\"wp-block-group__inner-container\"><\/div><\/div>\n\n\n\n<p>Si d\u2019aventure vous aimez chiner, vous trouverez certainement dans une brocante quelques pi\u00e8ces anciennes qui, malgr\u00e9 les ans, ne se d\u00e9partissent pas d\u2019un certain prestige. Si, par contre, la batiste de coton vous int\u00e9resse, votre recherche sera plus ais\u00e9e sur le blog d\u2019<a href=\"http:\/\/etoffe.com\/\">etoffe.com<\/a>.<\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>ETYMOLOGIES PLUS OU MOINS OFFICIELLES Ce que dit la l\u00e9gende : au XIIIe si\u00e8cle, un tisserand de Cambrai originaire de Castaing sur Escaut, r\u00e9ussit \u00e0 fabriquer une toile de lin blanche, fine, souple, solide. Ainsi d\u00e9buta la belle et longue histoire de la batiste, une \u00e9toffe surdou\u00e9e. 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Les brins de fibres textiles maintenus ensemble par torsion forment des fils qui, en un certain ordre entrelac\u00e9s, deviennent des tissus\u2026Textile et texte, un t\u00eate \u00e0 t\u00eate o\u00f9 toute ressemblance n\u2019est pas fortuite. Il est des civilisations qui transmettent leur culture par l\u2019\u00e9criture, d\u2019autres par la parole, d\u2019autres encore, par la parole \u00e9crite avec un fil. Entre le tissu et moi, c\u2019est une histoire de famille. Quatre g\u00e9n\u00e9rations et quatre mani\u00e8res diff\u00e9rentes de tisser des liens interg\u00e9n\u00e9rationnels entre les \u00e9toffes et les \u00ab\u00a0textilophiles\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s ma formation \u00e0 l\u2019Ecole du Louvre et un passage dans les mus\u00e9es nationaux, j\u2019ai d\u00e9couvert les coulisses des \u00e9toffes. Avec d\u00e9lice, je me suis gliss\u00e9e dans des flots de taffetas, avec patience j\u2019ai gravi des montagnes de mousseline, avec curiosit\u00e9 j\u2019ai enjamb\u00e9 des rivi\u00e8res de tweed, pendant plus de 35 ans, au sein de la soci\u00e9t\u00e9 De gilles Tissus et toujours avec la m\u00eame \u00e9motion. J\u2019eus l\u2019occasion d\u2019admirer le savoir-faire des costumiers qui habillent, d\u00e9guisent, costument, travestissent les com\u00e9diens, acteurs, danseurs, clowns, chanteurs, pour le plus grand plaisir des spectateurs. J\u2019ai aim\u00e9 travailler avec les d\u00e9corateurs d\u2019int\u00e9rieurs toujours \u00e0 la recherche du Graal pour leurs clients. Du lange au linceul, le tissu nous accompagne, il partage nos jours et nos nuits. Et pourtant, il reste un inconnu ! Parler chiffon peut parfois sembler futile, mais au-del\u00e0 des mots, tissu, textile, \u00e9toffe, dentelle, feutre, tapisserie ou encore broderie, il est un univers qui gagne \u00e0 \u00eatre connu. Ainsi, au fil des ans les \u00e9toffes sont devenues des amies que j\u2019ai plaisir \u00e0 vous pr\u00e9senter chaque mois sur ce blog de mani\u00e8re p\u00e9dagogique et ludique. 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La statue de cet artisan \u00e9lev\u00e9e \u00e0 Cambrai semble \u00eatre l\u2019unique preuve tangible de l\u2019existence de ce Baptiste.&nbsp; Ce que disent les encyclop\u00e9dies : en 1401, on parle de \u00ab\u00a0soye batiche\u00a0\u00bb, en 1503&#46;&#46;&#46;","og_url":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/","og_site_name":"Blog","article_published_time":"2022-12-22T14:10:46+00:00","article_modified_time":"2023-03-21T15:07:06+00:00","og_image":[{"width":1154,"height":472,"url":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2022\/12\/Capture-d\u2019e\u0301cran-2022-12-22-a\u0300-15.55.12.png","type":"image\/png"}],"author":"Catherine GOLDMAN","twitter_card":"summary_large_image","twitter_misc":{"\u00c9crit par":"Catherine GOLDMAN","Dur\u00e9e de lecture estim\u00e9e":"15 minutes"},"schema":{"@context":"https:\/\/schema.org","@graph":[{"@type":"Article","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/#article","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/"},"author":{"name":"Catherine GOLDMAN","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#\/schema\/person\/a68df4c05f9de1d186ff6134f640a77e"},"headline":"DANS LES COULISSES DE LA BATISTE","datePublished":"2022-12-22T14:10:46+00:00","dateModified":"2023-03-21T15:07:06+00:00","mainEntityOfPage":{"@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/"},"wordCount":2984,"commentCount":0,"publisher":{"@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#organization"},"articleSection":["Non classifi\u00e9(e)"],"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"CommentAction","name":"Comment","target":["https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/#respond"]}]},{"@type":"WebPage","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/","url":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/","name":"DANS LES COULISSES DE LA BATISTE - Blog","isPartOf":{"@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#website"},"datePublished":"2022-12-22T14:10:46+00:00","dateModified":"2023-03-21T15:07:06+00:00","breadcrumb":{"@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/#breadcrumb"},"inLanguage":"fr-FR","potentialAction":[{"@type":"ReadAction","target":["https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/"]}]},{"@type":"BreadcrumbList","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/2022\/12\/dans-les-coulisses-de-la-batiste\/#breadcrumb","itemListElement":[{"@type":"ListItem","position":1,"name":"Accueil","item":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/"},{"@type":"ListItem","position":2,"name":"DANS LES COULISSES DE LA BATISTE"}]},{"@type":"WebSite","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#website","url":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/","name":"Blog","description":"Etoffe.com","publisher":{"@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#organization"},"potentialAction":[{"@type":"SearchAction","target":{"@type":"EntryPoint","urlTemplate":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/?s={search_term_string}"},"query-input":"required name=search_term_string"}],"inLanguage":"fr-FR"},{"@type":"Organization","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#organization","name":"Blog","url":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/","logo":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/","url":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/logo-2.png","contentUrl":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/wp-content\/uploads\/2020\/04\/logo-2.png","width":462,"height":153,"caption":"Blog"},"image":{"@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#\/schema\/logo\/image\/"}},{"@type":"Person","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#\/schema\/person\/a68df4c05f9de1d186ff6134f640a77e","name":"Catherine GOLDMAN","image":{"@type":"ImageObject","inLanguage":"fr-FR","@id":"https:\/\/www.etoffe.com\/blog\/#\/schema\/person\/image\/","url":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a099426b4b424255eee0b848a122edfa?s=96&d=mm&r=g","contentUrl":"https:\/\/secure.gravatar.com\/avatar\/a099426b4b424255eee0b848a122edfa?s=96&d=mm&r=g","caption":"Catherine GOLDMAN"},"description":"Ecrire, c\u2019est un peu tisser\u00a0: les lettres, en un certain ordre assembl\u00e9es, forment des mots qui mis bout \u00e0 bout, deviennent des textes. Les brins de fibres textiles maintenus ensemble par torsion forment des fils qui, en un certain ordre entrelac\u00e9s, deviennent des tissus\u2026Textile et texte, un t\u00eate \u00e0 t\u00eate o\u00f9 toute ressemblance n\u2019est pas fortuite. Il est des civilisations qui transmettent leur culture par l\u2019\u00e9criture, d\u2019autres par la parole, d\u2019autres encore, par la parole \u00e9crite avec un fil. Entre le tissu et moi, c\u2019est une histoire de famille. Quatre g\u00e9n\u00e9rations et quatre mani\u00e8res diff\u00e9rentes de tisser des liens interg\u00e9n\u00e9rationnels entre les \u00e9toffes et les \u00ab\u00a0textilophiles\u00a0\u00bb. Apr\u00e8s ma formation \u00e0 l\u2019Ecole du Louvre et un passage dans les mus\u00e9es nationaux, j\u2019ai d\u00e9couvert les coulisses des \u00e9toffes. Avec d\u00e9lice, je me suis gliss\u00e9e dans des flots de taffetas, avec patience j\u2019ai gravi des montagnes de mousseline, avec curiosit\u00e9 j\u2019ai enjamb\u00e9 des rivi\u00e8res de tweed, pendant plus de 35 ans, au sein de la soci\u00e9t\u00e9 De gilles Tissus et toujours avec la m\u00eame \u00e9motion. J\u2019eus l\u2019occasion d\u2019admirer le savoir-faire des costumiers qui habillent, d\u00e9guisent, costument, travestissent les com\u00e9diens, acteurs, danseurs, clowns, chanteurs, pour le plus grand plaisir des spectateurs. J\u2019ai aim\u00e9 travailler avec les d\u00e9corateurs d\u2019int\u00e9rieurs toujours \u00e0 la recherche du Graal pour leurs clients. Du lange au linceul, le tissu nous accompagne, il partage nos jours et nos nuits. Et pourtant, il reste un inconnu ! Parler chiffon peut parfois sembler futile, mais au-del\u00e0 des mots, tissu, textile, \u00e9toffe, dentelle, feutre, tapisserie ou encore broderie, il est un univers qui gagne \u00e0 \u00eatre connu. Ainsi, au fil des ans les \u00e9toffes sont devenues des amies que j\u2019ai plaisir \u00e0 vous pr\u00e9senter chaque mois sur ce blog de mani\u00e8re p\u00e9dagogique et ludique. 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